14 novembre 2010

HRP 2010 - De Pla Guilhem (2273) au refuge des Cortalets (2150)

Le Pic du Canigou
L'étape en résumé
Très joli trajet, en traversée du pic du Canigou, par la redoutée cheminée qui est rendue difficile davantage par la foule et le poids des sacs que par sa technicité !

Le récit

Descente vers le refuge de Mariailles
Le départ de cette étape est encore fixé, comme toujours, de bonne heure. Nous partons à la frontale et les discussions de la veille nous ont amenés aux conclusions suivantes :
- Nous ne couperons pas par le pic des tres Vents car même si la carte au 50000ème indique qu’une variante HRP y passe, Véron n’en fait pas mention dans son ouvrage. De plus, nos réserves d’eau étant ce qu’elles sont (il nous reste moins d’un litre pour deux au départ), il nous paraît beaucoup plus prudent de rejoindre Mariailles à moins de 1h30 de marche.
- Nous passerons par le Canigou que Lionel ne connaît pas.
- Nous irons planter la tente aux Cortalets ce qui nous permettra de bénéficier d’une étape un peu plus courte que ce que nous avions coutume de pratiquer et donc de ne pas emmagasiner trop de fatigue sur des corps suffisamment fourbus comme cela.
Le seul inconvénient que je trouve à cette option c’est le fait de devoir crapahuter le long du balcon du Canigou. Si le nom est à la fois évocateur et attrayant, un simple et rapide coup d’œil sur la carte suffit à me faire savoir que du refuge des Cortalets au col …, ça risque d’être très très long…
Direction donc le refuge de Mariailles, près de 600m plus bas. Nous y sommes à 7h30. L’idée d’un vrai bon petit-déjeuner fait son chemin dans ma petite tête d’affamé et Lionel, soumis à l’idée, ne résiste pas longtemps. Nous voilà donc dans la salle commune animée de nombreux randonneurs prêts ou s’apprêtant à partir qui pour continuer le GR10, qui pour l’ascension du Canigou. Nous, nous nous contentons d’avaler tartine sur tartine et thé sur café. Les temps étant durs, nous décidons de faire marcher le commerce du refuge en commandant deux sandwiches pour notre déjeuner…
Sans oublier de faire le plein d’eau, nous repartons donc de ce petit coin bien sympathique (le gardien est exemplaire) à 8h45. Et là, pas de risque de se perdre. D’abord le balisage du GR10 marque le sentier très clairement. Ensuite la fréquentation est importante. Nous dépassons d’ailleurs un grand nombre de randonneurs malgré nos sacs au poids inhumain. Enfin, lorsque j’avais gravi ce sommet en 2004, c’est la voie que j’avais empruntée.
Malgré un plein soleil, il fait toujours aussi froid. Dès que les passages sont à l’ombre, on ressent le besoin, accentué par le vent qui souffle encore, de se couvrir. Pour preuve, des traces d’eau gelée couvrent encore la fontaine située vers l’altitude 2410. Tout cela ne nous empêche pas d’arriver au pied de la fameuse cheminée du Canigou. Les prises sont nombreuses mais il nous faut nous méfier des randonneurs en amont et des chutes de pierre. Lionel, fatigué, n’est pas très bien. Mais nous débouchons tout de même au sommet à midi et la foule est au rendez-vous. Non pour nous acclamer mais comme nous, pour profiter du panorama, énorme aujourd’hui malgré le fait que nous soyons en plein mois d’août. Rien à dire, la réputation de ce pic n’est pas surfaite.
La cheminée
Nous y restons ainsi une bonne heure à deviser simplement, prendre des photos, pour nous ou pour d’autres randonneurs puis redescendons versant nord au refuge de Cortalets. Beaucoup de monde là encore.
Après avoir planté la tente et pris une petite collation, nous profitons du refuge pour y dîner. Le repas n’est pas très copieux, mais on mange un peu de viande… A côté de nous, un Australien de 70 ans est en passe de boucler seul son deuxième GR10, 14 ans après son premier. Il semble intéressé par la HRP et l’envisage pour 2011… Respect ! Il nous dira également que les sentiers sont beaucoup plus fréquentés qu’auparavant…
Pour le lendemain, le réveil est fixé à 4h45 pour nous permettre d’arriver assez tôt à Amélie-les-Bains et procéder au ravitaillement, notamment de gaz.
A noter que je passe enfin une très bonne nuit !

Des photos

Cady

Depuis Cady, le Canigou

Le Canigou (2784) et la crête de Quazemi

Le Canigou, toujours

Cady, depuis la montée finale vers le Canigou

La brèche Durier et ce qu'il reste du glacier du Canigou

Le Canigou, au bas de la cheminée

Lionel, dans la cheminée

Les deux compagnons au sommet, à contre-jour

Le bivouac, près du refuge des Cortalets

L'étape Pla Guilhem - Cortalets en chiffres
Date : le 6 août 2010
D+ : 1100m
D- : 1200m
Distance : 16,6 km
Heure de départ : 5h50
Heure d’arrivée : 14h40
Temps de marche : env. 7h
Météo : Frais mais dégagé. Peu de vent. Soleil.
Point le plus haut : Pic du Canigou, 2784
Point le plus bas : refuge de Mariailles, 1700

Le profil

Profil Pla Guilhem - Cortalets