Affichage des articles dont le libellé est Pyrénées-Atlantique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pyrénées-Atlantique. Afficher tous les articles

05 avril 2009

Mondarrain, 749 - Pyrénées-Atlantique



Mondarrain (749), en boucle depuis Laxia (50).

Entraînement pour le Trail des Citadelles : 700 m de dénivelée, 1h de montée, 32 minutes de descente pour 9 km.

Le Mondarrain est joli petit sommet surplombant Espelette, Itxassou et le Pas de Roland. Il est couronné de ramparts rocheux (de gneiss) où l'on peut y pratiquer l'escalade. Les ruines d'une redoute romaine et une croix garnissent son sommet. Une course, la course du Mondarrain, y est organisée chaque année depuis Espelette.

Le circuit que j'ai effectué est directement inspiré de l'ouvrage de Miguel Angulo, Randonnées en Pays Basque, aux éditions Lavielle, 2000.

La montée depuis Laxia (à 50m d'altitude et à 50m du fameux Pas de Roland où le lit de la Nive est resserré entre deux massifs) est assez rude au début mais le sentier est très confortable. Je passe au sud du sommet d'Atharri (370) pour rejoindre le Col de Légarré (340). De ce col, plein sud vers le col d'Amezketa (476, 38 min) et montée à vue, toujours plein sud pour rejoindre le sommet en slamomant habilement parmi le chaos rocheux (belle hêtraie, nombreuses voies d'escalade, redoute au sommet, 749, 1h).

Descente vers l'est puis rapidement nord est, en direction du Pas de Roland que l'on voit (normalement si le temps le permet) du sommet. Sentier tout d'abord, puis route goudronnée à l'altitude 375. Passage devant Harlépoa, puis la route prend un virage en épingle jusqu'à un carrefour (petite borde, panneau de sens interdit) où l'on reprend la direction du nord. A son extrêmité, un chemin prend le relais, peu entretenu, pour ramener au point de départ (32' depuis le sommet).

Bon entraînement pour le trail, même s'il manque une petite mise en jambes (la pente se relève dès le départ).

Le trajet est disponible sur openrunner ou ici :


Quant au profil, le voici :

02 octobre 2005

Pic d'Anie, 2505 - Pyrénées Atlantique

En vacances pour quatre jours entre le Pays Basque et le Béarn, Céline et moi gardons un excellent souvenir de notre passage dans le village de Lescuns qui a été le point de départ de deux randonnées dont celle au Pic d'Anie, premier sommet pyrénéen dépassant 2500 m à l'ouest de la chaîne.

1- Fiche technique
Départ : Refuge de Labérouat (1450m)
Point le plus haut : Pic d'Anie (2505m)
Dénivelé positif : 1100m
Durée : 9h (5h+3h+1h)
Date : le 20 mai 2005

2- Récit
Le départ se fait à partir du refuge de Labérouat (1450m), qui est en complète décrépitude ! Il suffit de suivre le balisage rouge et blanc du GR10 en direction du Nord-Ouest vers le Pas-d'Azuns, sous une belle hêtraie. Les premières 45 minutes ne permettent pas de prendre énormément d'altitude mais mettent en jambe ! Nous longeons également les falaises des Orgues de Camplong, magnifiques murailles de calcaire. Jugez-en par vous-même :

A la sortie du bois (vers 1550m), toujours en suivant le GR10, nous atteignons la cabane de la Baitch (1685m), à partir de laquelle le sentier bifurque vers le "col des Anies" et le "Pas d'Azuns", au Nord par le GR.
De la cabane de la Baitch, nous grimpons enfin franchement, vers le SO. Les névés nous ralentissent mais nous chaussons les crampons et suivons les traces d'un randonneur plus matinal que nous ! La progression est lente mais confortable avec la neige qui commence à se réchauffer au soleil. Notre vue se dégage au fur et à mesure et nous pouvons voir la pyramide du Pic d'Anie :
Vers 2000m d'altitude, le relief se fait plus doux et nous atteignons le Col d'Anies.

De là, l'itinéraire consistant à contourner le Pic par Nord pour entamer la montée finale à l'Ouest est évident.
Nous reprenons donc de l'altitude et pouvons admirer sur la gauche les contreforts du Pic et sur notre droite, plein Nord, son voisin le Soum Couy (2315m).
Après un ressaut, la montée finale vers le sommet, sur des roches calcaires, nous permet de renouer avec un terrain un peu plus stable et moins fatiguant que la neige ! Enfin, c'est la délivrance, une immense vue s'offre à nos yeux. Quel panorama !
Plein Sud, le Pic de Peneblanque (2385m) et le Pic et la Table des Trois Rois (2421m) :

Au Sud-Est, le massif d'Ossau :


Au Nord-Est, le Pic de Coutende (2338m), les Orgues de Camplong et tout le trajet que nous avons suivi :


Au Nord, le Soum Couy et le Pas d'Azuns :


Après un repas bien mérité, agrémenté par la visite de quelques choucas bien gourmands, nous entamons la descente d'abord dans le pierrier, puis dans nos propres traces. La vue sur les Orgues, permanente, continue de nous fasciner.


Cependant nous n'en oublions pas pour autant de ramener des souvenirs botaniques sur pellicule :


  • Erythrone Dent de Chien :
  • Renoncule des Pyrénées :
  • Lys des Montagnes :
  • Primevère :

Enfin, après une rando relativement peu fréquentée en cette période de l'année, un reptile a pointé le bout de sa fourche...


Une randonnée plus longue que prévue, notamment dans la montée à cause de la neige, avec un sommet offrant un panorama très large sur cette partie de la chaîne que nous ne connaissions pas bien.